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dimanche 29 avril 2012

2012 Eveillé !


Été avec  Chögyal Namkhaï Norbu Rinpoché

Il n'y a jamais de distance ni de temps ni d'espace avec nos précieux maîtres

Impossible de les rejoindre ni de participer aux ébats du sangha ?

Qu'importe ! les précieux maîtres sont dans l'espace de notre cœur, notre force vitale, quoi qu'il arrive le maître précieux est en notre état pur inaltéré, notre propre éveil.

Les circonstances sont leur enseignement, nous y puisons toute Sagesse Amour et Compassion.

Si nous n'en sommes pas encore arrivés là, cela peut s'apprendre dans des lieux consacrés qui reçoivent ces précieux maîtres comme le temple de Lérab Ling, si proche et que paradoxalement je ne connais pas extérieurement, bien qu'y faisant ma retraite chez-soi. 


En effet, comme je le dis plus haut : pas de distance avec le précieux maître du moment qu'on en intègre l'enseignement et qu'ainsi nous reconnaissons notre véritable nature et notre place naturelle en ce monde et au-delà.

Pas de contradiction entre ces deux vidéo, rester figés sur les apparences nous fait toujours passer à côté de la réalité. 

En effet, comme le dit Pramahansa Nithyanada il y a 101 façons de vivre l'Eveil, qu'il nomme "illumination". Chaque maître ayant son propre vocabulaire, pour exprimer les mêmes choses, il est important d'en suivre un jusqu'au bout pour réaliser son enseignement, et comprendre tous l'univers et tous les maîtres qui ne font alors plus qu'un : votre propre nature éveillée.

Voici une vidéo présentant ces 101 réponses à comment vivre l'illumination ou la Grande Paix Naturelle (sinon l'éveil):

sarvamangalam!

mercredi 25 avril 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 1

ASHTÂVAKRA SAMHITÂ


I
JANAKA : Comment s’obtient la connaissance ? Comment se produira la délivrance ? Et l’absence de toute passion, comment s’obtient-elle ? Maître, dis-le moi. ||1||

ASHTAVAKRA : Tu veux te libérer, mon fils ? Renonce aux objets, c’est un poison. Patience, droiture et compassion, joie, vérité, c’est le nectar qu’il faut goûter. ||2||

Terre, eau, feu, air, éther, tu n’es rien de cela. Tu en es le témoin, la forme de ton être est conscience, sache-le pour ta libération. ||3||

Mets de côté ton corps pour demeurer dans la conscience. Tu trouveras aussitôt équilibre et sérénité, tu seras délivré de tout lien. ||4||

Tu n’es d’aucune caste, ni d’aucun rang social, tu n’es pas un objet pour les sens. Tu n’as ni attache ni forme. Témoin de toute chose, ta nature est tranquillité. ||5||

Le juste et l’injuste, ô roi, tout comme plaisir et souffrance, sont des concepts. Tu n’es ni agent ni sujet. Libéré, en vérité tu l’es toujours. ||6||

Unique observateur de toute chose, libéré, tu l’es réellement toujours. Ce qui t’enchaîne, c’est que tu vois le témoin comme un autre toi-même. ||7||

« Je suis l’agent », dis-tu, parce que tu t’imagines être quelqu’un, et tu es mordu par ce grand serpent noir. « Je ne suis pas l’agent », voilà ce qui fait respirer. Bois ce nectar, ta nature est tranquillité. ||8||

« Je ne suis que pure conscience », cette évidence est un feu qui peut consumer le gouffre du non-savoir. Toute douleur évanouie, ne sois que tranquillité. ||9||

Ce en quoi surgit l’univers – est-ce un serpent, est-ce une corde ? dit l’imagination –, c’est la conscience, joie de toutes les joies. Ne sois que tranquillité. ||10||

Celui qui se croit délivré l’est en effet, et enchaîné, celui qui pense l’être. Il dit vrai le dicton qui court ici-bas: toute pensée est une voie. ||11||

L’être est témoin, présence universelle, plénitude. Lui seul est délivré, et lui seul est conscience, lui seul est au-delà de toute activité. Sans désirs, sans attaches, il est toute sérénité. C’est par erreur qu’on le perçoit soumis aux mouvements des choses. ||12||

Conçois ton être comme immuable, comme conscience soustraite à la dualité. Renonce à l’illusion de te croire un reflet, renonce à un état qui serait intérieur et externe. ||13||

S’imaginer être le corps est une chaîne, cela fait très longtemps, mon fils, que tu en es l’esclave. « Je suis toute conscience », cette connaissance est une arme qui peut briser la chaîne : ta nature est tranquillité. ||14||

Tu es sans attache, au-delà de l’action, tu es toute lumière, rien ne peut t’affecter. Voici ce qui t’enchaîne : tu t’obstines à chercher l’unité. ||15||

Tout cet univers que tu vois est imprégné de toi, en toi il se déploie réellement. Ta vraie nature est conscience et limpidité, ne sombre pas dans la faiblesse des pensées. ||16||

Tu es sans désirs et sans forme, rien ne pèse sur toi, tu es sérénité. Ta clairvoyance est sans limites, car tu n’es plus troublé par la pensée. Que la conscience soit ta seule demeure. ||17||

Riche de formes est le mensonge, vide de formes est l’immuable, sache-le. Et voir cela met un terme à toute forme de genèse. ||18||

De même que l’on est tout à la fois dedans et au dehors de l’image que le miroir reflète, de même le Seigneur suprême est à la fois dans le corps et alentour. ||19||

De même que l’espace est tout à la fois un et partout répandu, autour et dans la jarre, de même la Conscience, sans âge et sans limites, est dans l’immensité de tout ce qui existe. ||20||

Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 1 -
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 2

dimanche 22 avril 2012

PAROLES DU HUIT-FOIS-DIFFORME

ASHTÂVAKRA SAMHIT 
Présentation par Alain Porte :


Les deux interlocuteurs en présence dans l’Ashtâvakra Samhitâ (Les paroles du Huit-Fois-Difforme) sont le roi Janaka, fréquent patronyme de souverains illustres, et le jeune adolescent Ashtâvakra, le Huit-fois-difforme.

Dans ce tête-à-tête, où le premier, loin des fastes de sa Cour, cherche auprès du second réponse à des questions essentielles, surgissent des sujets familiers à la tradition indienne : la Connaissance, la Libération, l’émancipation du Désir.

 
Ce dialogue n’est pas une convention littéraire destinée à structurer un enseignement pour le transmettre. Il n’y a pas de dramaturgie particulière qui régirait deux personnages affectés de deux destins singuliers. Il n’y a pas de mise en scène qui manipulerait l’épiphanie progressive de la Vérité, avec en guise de point d’orgue, le coup de théâtre ultime de la Révélation.

« La forme de ton être est conscience », affirme Ashtâvakra, dès le troisième shloka (verset)  du premier chapitre.

L’échange entre les deux protagonistes, entre le jeune Maître d’un jour et son prestigieux Disciple, cet échange est une plongée dans l’océan de l’Être. Toute argutie dialectique est donc par là même noyée dans un espace intérieur sans limites, d’où les paroles émergent comme des vagues surgies de la conscience pour s’y résorber aussitôt.

 
Ce dialogue est un texte classique du monisme védantique. Sa date de composition est inconnue. On conjecture, non sans vraisemblance, qu’il se situe entre le IVe et le VIIe siècle de notre ère.
 
 
Les lecteurs de la littérature sanskrite ont fort à propos noté que les deux personnages du roi Janaka et du précoce Ashtâvakra figuraient dans l’épopée du Mahâbhârata, « La Grande Histoire du Monde » dans la culture indienne, dont la rédaction se situerait entre le IVe siècle avant notre ère et le IVe siècle après notre ère. C’est pourquoi il nous a semblé utile de traduire cet extrait en ouverture du volume.


Dans le VanaparvanLa Forêt »), la troisième des dix-huit parties que comporte le poème, un récit nous apprend l’essentiel de l’enfance d’Ashtâvakra et de sa rencontre avec le roi Janaka. 
À la suite d’une malheureuse partie de dés perdue par le Pândava Yudhishthira, lui-même, ses quatre frères (Arjuna, Bhîma, Nakula et Sahadeva) ainsi que leur épouse commune, Draupadî, ont été condamnés à un exil de douze ans dans la forêt. Cette longue pénitence dans les bois donne lieu à maintes péripéties secondaires, à des rencontres avec des anachorètes. L’un d’entre eux, Lomasha, explique à Yudhishthira pourquoi la rivière qui coule à leurs pieds a reçu le nom de Samangâ : L’intégrité-de-ses-membres. Elle avait jadis été le lieu d’un prodige.


C’est dans cette eau miraculeuse, en effet, que Kahoda, le père de Huit-fois-difforme (Ashtâvakra), avait prié son fils de s’immerger pour abolir la malédiction qu’il avait lancée contre son enfant de neuf mois, alors encore dans le ventre de sa mère, et qui l’avait fait naître estropié, huit-fois-difforme. C’est en se baignant dans l’eau de la rivière, qui fut nommée pour cela : Samangâ, qu’Ashtâvakra avait recouvré toute sa stature, la pleine intégrité de son corps.


Demeure une question :
pourquoi
difforme huit fois ?

 

La pensée indienne aime à semer en toute chose de petites lumières de sens, comme si tout ce qui était confié au fleuve de la vie méritait une parcelle de flamme, pour être à l’unisson de ce qu’est le cosmos, à travers l’image de Shiva Natarâjâ (Shiva, le roi-des-danseurs), c’est-à-dire, une danse de feu.
 

Il nous est revenu à l’esprit une parole du dieu Krishna à l’adresse de son ami Arjuna (Bhagavad-Gîtâ, VII, 4-5) : «Terre, Eau, Feu, Air, Éther, Pensée, Conscience et sens du Moi, telles sont les huit divisions de ma Nature.»
Affirmation aussitôt suivie par : «Elle est manifestée, mais sache que je possède une autre nature, non manifestée, incarnée dans l’être vivant : c’est elle qui soutient le monde.»

 
À la lumière du jeune Ashtâvakra, le huit-fois-difforme, physiquement affligé de déformations à quelques jours à peine de sa naissance dans le monde des hommes, on pourrait dire que naître, s’incarner dans un corps, serait déjà comme être «défiguré» par les apparences, divisé, morcelé, et donc intrinsèquement dés-uni.

Là où Krishna se contente d’énoncer les composants de toute nature humaine, sans l’assortir d’un jugement, Ashtâvakra ajouterait l’éclat d’un presque-sarcasme : posséder une forme, c’est déjà être difforme, c’est naufrager dans la dualité consubstantielle à la nature du monde, c’est, dès l’origine, une désintégration. Telle est la vie. Or, comme on le sait, le berceau des formes manifestées, c’est l’Être, l’Un sans second, cette «autre nature, non manifestée, incarnée dans l’être vivant» qu’évoque Krishna. Cette nature est sans commencement ni fin ; la pensée ne peut la concevoir ; la parole ne peut l’exprimer. Elle est immuable, au-delà de l’espace et du temps.

Ainsi pourraient se rejoindre la fable du Mahâbhârata et la «métaphysique» de la Bhagavad-Gîtâ. Ce ne serait pas contradictoire avec l’esprit d’analogie intarissable qui anime la conscience indienne.  

L’eau de la Conscience Une permettrait la réconciliation de toutes les parties de «l’âme», tout comme la rivière Samangâ, L’intégrité-de-ses-membres, avait rendu au corps déformé d’Ashtâvakra sa perfection naturelle.


A. P.
 

Il existe de très nombreuses éditions de l’Ashtâvakra Samhitâ. Nous nous sommes basés sur celle éditée par le Swami Nityaswarûpânanda, publiée par l’Advaita Ashrama, Calcutta, quatrième édition, Avril 1975.
SOURCE : http://www.lyber-eclat.net/lyber/samhita/paroles.html

À PARTIR DE MERCREDI, JE VOUS PRÉSENTERAI CETTE TRADUCTION, ACTE PAR ACTE (SOIT ICI DURANT 20 MERCREDIS), MÊME S'IL NE S'AGIT PAS D'UNE DRAMATURGIE, À PARTIR DESQUELS NOUS POURRONS ÉCHANGER ET FAIRE LE LIEN AVEC LA PRAJNAPARAMITA ET AUTRES ENSEIGNEMENTS BOUDDHIQUES QUI ONT SUCCÉDÉ, DES VUES DE LA TRADITION  BOUDDHIQUE INDO-TIBETAINE, CAR AMENÉE AU TIBET PAR PADMASAMBHAVA, LE PRÉCIEUX MAÎTRE NÉ DU LOTUS, DANS LE LAC DANAKOSHA EN INDE, DEVENU GOUROU RINPOCHE AU TIBET OÙ IL A LAISSÉ DE NOMBREUX DISCIPLES DONT LA DÉTENTRICE PRINCIPALE DE SA LIGNÉE QU'EST YESHÉ TSOYAL. D'où l'importance à mon humble sens de vous présenter ce texte, doublement évocateur, lorsqu'il s'agit, avec la SEP comme support ou moyen habile, de reconnaître ce Huit Fois Difforme et de le relier au cheminement de réalisation de l’Éveil amené par Padmasambavha à ses 25 disciples tibétains et tous les maître et étudiants à leur suite, dont votre humble servante autant qu'elle puisse s'en montrer digne. 

Puissiez vous tous être bien, puissiez vous tous être heureux, quelles que soient les circonstances.

ACTE 1 DES PAROLES DU HUIT FOIS DIFFORME 

jeudi 19 avril 2012

Plus de choix, une seule alternative !

L'ici et maintenant !

Plus de place à aucun artifice.
Plus de place au mental.
Plus de place aux émotions.
Plus de place aux confusions.

Tout est clair, inaltéré, dans cet espace de félicité !

Car la conscience inaltérée n'altère rien.

Demeurer dans la conscience claire inaltérée, c'est être libre du trop plein et du manque, libre de tout artifice imposé par les conventions, c'est retourner instantanément à la source.

Seul le bonheur que l’on éprouve sans raison peut être durable, parce qu’il ne dépend de rien.

C'est l'état de clarté amour inconditionné.

S'y accoutumer nous permet de vivre naturellement quelle que soit notre réalité relative du moment perçue par autrui qui étiquête, nous étiquête.

Libres des pensées, émotions, concepts, désir, peut alors émaner notre corps de vérité dans l'action juste au quotidien, seule action source de réel bonheur, authentique et durable.




vendredi 13 avril 2012

lundi 2 avril 2012

Si j'osais, mais suis-je assez désespée ?

Parmi les blog que je liste ci-contre à votre gauche, je suis tombée d'abord sur un article qui disait "si j'osais". Puis quelque lecture clicks et défilés plus tard, sur le mot "santé" et j'ai cliqué, un remède et système miracle était proposé un système un brin pyramidal qui me fit alors bien douter de son honnèteté.

Ha si j'osais, mais suis-je suffisamment désespérée pour le tester ?

Non pas vraiment, mais alors passerais-je à côté de la guérison en laquelle je suis persuadée ?

Faut dire que j'ai vu un peu trop de films à la télé dans lesquels sévisaient de telles sociétés pharmaceutiques en génétique spécialisées dont l'eugénisme faisait frissonner pour ne pas dire sur place vous glacer s'il s'agissait de réalité.

Aussi je ne sais si oserais vous en faire publicité, tant j'ai d'amis qui dans un tel piège (si c'est faux) ou miracle (si c'est vrai) seraient tentés de tomber (pour se faire du blé, si pas sûrs pour la santé).

L'esprit ouvert confiante en votre discernement, vous laisserais-je en jauger. Hé bien, lier ce présent blog à ce genre de pratique n'est point du tout éthique. Aussi, je préfère vous en protéger et retirer de mes blogs ce blog évoqué.


Et donc plutôt citer Ajahn Vajiro et l'émuler

« La perception est présente avant la pensée.
Quant
on est assis en méditation,
on peut surveiller les sens :

Les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et l'esprit.
Etre le gardien de ses sens,
se poster juste au lieu de contact.

C'est là, la limite, c'est là qu'il faut être.
»